Une nouvelle polémique sur l'efficacité des éoliennes
En Grande Bretagne, le dernier rapport de Civitas , sur l'efficacité des éoliennes comparées à d'autres types d'énergies fossiles produit beaucoup de controverses.
Selon ce rapport : L'énergie produite par l'éolienne est censée être propre et renouvelable , mais il en serait tout autrement selon le fameux rapport qui révélerait au contraire une énergie chère et inefficace en termes de réduction des émissions de CO2, comparée au nucléaire ou au gaz.
Elle entrainerait même davantage de rejets de gaz à effet de serre , en cas de manque ou d'excès de vent, en faisant appel à des compléments fournis par les centrales à gaz ou à charbon.
S’il n’y avait pas les objectifs fixés par la Directive des énergies renouvelables, l’éolien ne serait même pas recevable comme moyen rentable de production d’électricité ou de réduction des émissions« , conclut le rapport rédigé par l’économiste britannique Ruth Lea.
Des travaux menées par un groupe de consultants en ingénierie en 2010 , révèle qu'en fonction des conditions météorologiques britanniques en hiver conduisant le plus souvent à une combinaison de temps froid avec très peu de vent, rendrait les parcs éoliens incapables de rivaliser avec d'autres formes d'énergie lorsque la demande est à son plus haut ; et le rapport (octobre 2011) du physicien retraité hollandais Kees Le Pair, pointe lui, une consommation accrue de carbone par l'éolien, lorsque les coûts de l'intermittence et de la construction sont pris en compte.
Prenant la défense de l'énergie éolienne le journaliste du Guardian note que les trois rapports ont été menés par des experts notoirement anti-éolien.
En conclusion de son rapport l'économiste britannique recommande au gouvernement d'abandonner son projet de construire 32 000 turbines d'ici 2020.....
source : Ecologie-blog-le-monde-1
Selon d'autres sources , en 2020 , les énergies renouvelables nous couteraient en moyenne 90 euros de plus par an.....pouvant aller jusqu'à 170 € pour les personnes se chauffant à l'électricité.
Ce cout supplémentaire dans la facture d'électricité servirait à financer les fameuses énergies renouvelables.
La puissance éolienne installée à terre est d’environ 5.800 MW fin 2010, l’objectif 2020 étant de 19.000 MW. Pour atteindre cet objectif, il faudrait tripler le nombre d’éoliennes présentes sur le territoire français (3.500 à fin 2010).
Pour le photovoltaïque, la puissance installée fin 2010 en métropole continentale est d’environ 900 MW, dont 808 MW sur le réseau d’ERDF
Quelques arguments contre l’énergie éolienne.
Le problème de l'intermittence.
Le vent est une source d’énergie qui n'est pas régulière, Quand le vent ne souffle pas ou souffle trop fort les turbines doivent être couplées avec une source d’électricité .
Le gaz, le charbon ou le nucléaire prennent ainsi le relais pour assurer un approvisionnement en électricité continu .
De ce fait, les éoliennes ne produisent de l'énergie que 30 % du temps, ce qui implique des coûts économiques et écologiques élevés pour cette énergie d’appoint.
Les plus efficaces des centrales à gaz fonctionnant seules, émettent moins de dioxyde de carbone que l’éolien couplé au gaz.
Sans compter qu'avec l'éolien, les consommateurs payent deux fois : pour l'énergie renouvelable, et pour les combustibles fossiles qu'ils continuent à consommer", accuse le rapport.
- Les coûts additionnels.
Construire des turbines produit du dioxyde de carbone, surtout pour l’offshore qui nécessite des structures massives. Il faut environ dix-huit mois de fonctionnement pour compenser ces coûts énergétiques, estime le rapport de Kees Le Pair. Et chaque éolienne doit être remplacée tous les 12 à 30 ans. Leur réparation a aussi un coût, de même que leur connexion au réseau électrique. Les turbines dépendent par ailleurs de l'électricité pour démarrer et réchauffer leurs composants.
- En intégrant tous ces coûts supplémentaires, Ruth Lea conclut que l’éolien est de loin l’énergie la plus chère : 177 euros le mégawatt-heure pour l’onshore (dont 73 euros de coûts additionnels) et 217 euros par MWh pour l’offshore (81 euros de surcoûts) contre 82 euros pour le nucléaire, 117 pour le gaz et 135 pour le charbon.
- Le coût est aussi écologique, estime quant à lui Kees le Pair. Le chercheur hollandais a estimé qu’un parc éolien de 300 MW, fonctionnant pendant 21,5 heures lors d’une journée normale en termes de vent, a nécessité la consommation de 47 150 m3 de gaz naturel, provoquant une émission supplémentaire de 117,9 tonnes de CO2 dans l'atmosphère.
Quelques arguments pour l’énergie éolienne.
Une compétitivité accrue.
Un rapport établi par l'agence économique Bloomberg en novembre 2011 soutient que la performance des parcs éoliens s’est améliorée tandis que leurs coûts ont baissé.
Le coût de l'énergie produite par les éoliennes onshore a chuté de 14 % à chaque doublement de la capacité installée entre 1984 et 2011. Aujourd’hui, les parcs les plus performants dans le monde produisent une énergie compétitive avec celle des centrales à charbon, à gaz ou du nucléaire.
- Une interconnexion positive.
Le rapport pour 2050 de la Fondation européenne pour le climat prouve qu’une plus grande interconnexion des parcs éoliens en Europe réduirait l’utilisation de gaz de 35 % à 40 %.
Plus les pays connectent des éoliennes sur le réseau électrique, et moins ils ont besoin de faire appel à d’autres énergies en cas d’absence de vent puisqu'ils peuvent faire appel aux productions renouvelables étrangères.
- Une intermittence minime.
Lorsque moins de 20 % de la production électrique provient de l’éolien, l'intermittence représente moins de 10 % des coûts de production, soit 11 euros de surcoût (et non 73 euros ), assure, études à l'appui, Robert Gross, directeur du Centre de recherche britannique sur l’énergie.
Par ailleurs, Gordon Edge, directeur des études au sein du groupe pro-énergies renouvelables RenewableUK, note que l’étude de cas de Kees Le Pair se base sur une seule ferme éolienne, et non sur plusieurs à l’échelle d’un pays, augmentant donc artificiellement les effets négatifs de l’intermittence.
- Des énergies non renouvelables coûteuses.
Les émissions de carbone liées à la construction et au maintien des parcs éoliens sont faibles comparées à celles entraînées par le fonctionnement des centrales de combustibles fossiles, poursuit Robert Gross.
Ainsi, les prix imbattables du nucléaire n'incluent pas le démantèlement des centrales ou de leur amélioration ainsi que de la gestion des déchets.
Le débat ne semble pas prêt de s’arrêter. D'autres témoignages viendront s'ajouter dans le temps pour peut être arriver à discerner enfin s'il s'agit ou non d'une fausse idée.....
A suivre......
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source : Ecologie-blog-le-monde-2
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Univers-science


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